97e goutte d’Emouna : Moshé L’Avocat D’Israël (suite)

BECHEM HACHEM NAASSE VENATSLIAKH
01.03.2021 – 17 Adar 5781 (97ème GOUTTE)

KI TISSA

Moshé L’Avocat D’Israël (suite)

 

Chère famille,

Poursuivons l’analyse de la plaidoirie de Moché qui nous a valu d’être là aujourd’hui.

Afin de protéger le peuple d’Israël, Moshé Rabénou ne mit pas en valeur son mérite personnel mais celui des Patriarches, Avraham, Yits’hak & Yaacov, qu’il évoqua en ces termes[1]: « Souviens Toi d’Avraham, de Yits’hak et d’Israël, tes serviteurs, à qui Tu as juré par toi-même en disant : Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel et tout ce pays que J’ai désigné, Je le donnerai à votre postérité qui le possédera à tout  jamais! ».

Selon le Midrach Chémot Rabba,  il plaidoya en disant: « S’il est vrai qu’ils ont transgressé les Dix commandements, Avraham a traversé avec succès dix épreuves et n’a toujours pas reçu sa récompense. Donnes la lui et que les 10 compensent les 10 ! »

Puis Moshé rappella tour à tour le mérite de chacun des patriarches, comme il l’est rapporté dans le Talmud[2]:

  • S’ils méritent de mourir par le feu, souviens Toi d’Avraham Avinou qui fut prêt à donner sa vie en rentrant dans les flammes de la fournaise ardente de Our Kasdim, dans laquelle Nimrod le menaçait de le jeter s’il continuait à refuser de se prosterner devant l’idole.
  • S’ils méritent d’être tués par l’épée, souviens Toi d’Yits’hak qui a tendu son cou pour se faire sacrifier sur le Mont Moria.
  • S’ils méritent l’exil, souviens-toi de Yaacov qui a accompli l’ordre de sa mère en s’exilant à ‘Haran pour échapper à son frère Essav qui voulait le tuer.
  • Enfin si tous ces mérites ne suffisent pas, comment peux-tu me dire « Et je ferai de toi une grande Nation » (verset 10) ?! Car si une chaise qui tiends sur 3 pieds (les patriarches) ne résiste pas face à Ta colère, comment un siège posé sur un pied (Moshé) le pourra-t-il ?

 

Le Talmud dans Brakhote conclut que c’est précisément  le fait que Moshé ait considéré qu’il n’était pas assez méritant et ait rappelé le mérite des patriarches qui a finalement réveillé la miséricorde divine, comme il est dit: « Tout celui qui évoque le mérite des autres dans ses prières, est finalement exaucé par ses propres mérites ».

Ici encore, nous voyons le grand amour de Moshé pour ses frères et sa grande humilité qui trouva grâce aux yeux d’Hachem. Que nous ayons le mérite de nous rapprocher de ces vertus exceptionnelles.

[1] Chémot 32,13 

[2] Traité Brakhot 32a

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