71e goutte d’Emouna : Tou Bichvat

ECHEM HACHEM NAASSE VENATSLIAKH
09.02.20 – 14 Chevat 5780 (71ème GOUTTE)

 

TOU BICHVAT

 

Nous abordons ce  soir  la fête de Tou Bi Chvat.

Cette dernière est mentionnée dans la première Michna de Rosh Hachana qui précise qu’il y a quatre débuts d’année dans le calendrier juif, dont celui des nouveaux arbres qui, selon les différents avis de Beth Hillel ou Beth Chamay, tombe soit le premier ou le 15 Chevat.

 La Halakha a finalement retenu la date du 15 Chevat auquel le nom de la fête fait allusion, puisque « Tou » correspond aux initiales Tète Vav qui veut dire quinze.

La coutume s’est répandue de faire des bénédictions sur de nombreux fruits, dont  notamment ceux du pays d’Israël.

Le but est de reconnaître les bienfaits d’Hachem Qui nous offre chaque jour des fruits aussi merveilleux. Le Talmud[1] nous enseigne effectivement que celui qui jouit de ce monde ci, en consommant un aliment sans faire la bénédiction qui lui correspond, est considéré comme un VOLEUR. (D’où la chanson d’antan : qui a volé l’orange du marchand ?).

Avant la Brakha, l’homme n’a pas le droit de consommer les aliments qui appartiennent à Hachem, mais après avoir reconnu dans la bénédiction que D’ est le Maître et le Créateur de tous les bienfaits, il est autorisé à en jouir en toute sérénité.

L’ordre des bénédictions est habituellement :

  • Mézonote: qui englobe tous les aliments à base de céréales tels que les bisli, les gâteaux…
  • Boré péri Agéfène: sur le jus de raisin ou le vin.
  • Boré Péri Haétz: sur les fruits de l’arbre comme l’olive, la grenade, la datte ou la figue (attention à ces derniers fruits qui sont souvent infestés de tout genre d’asticots)…
  • Boré Péri Haadama: sur les légumes et les fruits de la terre comme la pomme de terre, la banane ou la pastèque…
  • Chéakol niya bidvaro: qui englobe tout le reste, comme l’eau, le  chocolat, la viande, le poisson, l’œuf et tous les produits transformés dont on ne peut reconnaître l’aspect, tels que les jus de fruits ou autre…
  • Hamotsi lé’hem min aharets: sur le pain. Si, au cours d’un repas, l’homme mange d’autres aliments avec le pain, il sera exempté de toutes les brakhote relatives à ce qui accompagnera le pain. Si on mange plus de 50 grammes de pain, il faudra faire Nétilate yadaïm avec brakha. (entre 30 et 50, il faudra faire nétilat sans brakha). Il faudra cependant faire les  brakhote sur les fruits que l’on mangera à la fin du repas.

 

  • Si on a mangé plus de 30 grammes de fruits sans pain, on fera la bénédiction finale de boré néfashote.
  • Si on a mangé plus de 30 grammes de mézonote, on fera Al Amékhia. Si plus de 30 gr des fruits font partis des sept fruits dont le pays d’Israël est loué dans le passouk (olive, grenade, figue, date, raisin) on fera ‘Al A’èts vé’al Péri A’èts.
  • Si tous les aliments ont été mangés avec au moins 30 grammes de pain, on fera le Birkat Hamazone.

Il ne nous reste plus qu’à bien vérifier les fruits et les légumes, car si on mange par mégarde les petits bestiaux qui peuvent s’y trouver, on transgresse d’un coup sept  commandements négatifs de la Torah, ce qui est beaucoup plus grave que  de manger, D’ préserve, un grand cochon dinde.

 Il ne nous reste plus qu’à prononcer les brakhote de tout cœur, pour remercier Hachem d’avoir créé un monde plein de bienfaits et de bénédictions.

Bonnes fêtes à tous. Une année douce et fruitée…

 

 

[1] Traité Berakhot

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