54e goutte d’Emouna : Hachem dirige l’humanité

BECHEM HACHEM NAASSE VENATSLIAKH
15.01.20 – 18 Tévet 5780 (54ème GOUTTE)

CHEMOT

                                         

Hachem dirige l’humanité

 

Chère famille,

Dès le début du livre de Chémot[1] , nous voyons la volonté de Pharaon et de son peuple de nuire aux enfants d’Israël, comme il est écrit: « Ava nit’hakéma lo pèn yirbé véaya ki tikréna mil’hama vénossaf gam hou ‘al sonénou vénil’ham banou vé’ala min aaretz » « Allons agissons avec sagesse contre lui, de peur qu’il ne se multiplie, et ce sera lorsqu’il y aura une guerre qu’il s’unira lui aussi à nos ennemis pour se battre contre nous et il quittera le pays« .

 Rachi explique que l’emploi du singulier « contre lui » fait référence à la généralité du peuple, tandis que les Maîtres du Midrash pensent qu’il s’agit d’une allusion à Hachem Itbarakh, Sauveur d’Israel, Maître de toutes les forces et de tous les pouvoirs, Qui est bien entendu extrêmement lié au sort de Ses enfants… Les égyptiens désiraient effectivement attaquer le peuple d’Israël tout en « empêchant » leur père de les punir en retour. Ils pensèrent tout d’abord les tuer par le feu mais craignirent de recevoir mesure pour mesure la même peine comme un verset de la Tora l’annonçait. Ils voulurent ensuite les tuer par l’épée mais la Torah avertissait à nouveau que celui qui s’attaquerait aux enfants d’Israël par le glaive serait à son tour passé au fil de l’épée. Ils en conclurent finalement que la seule solution était de les noyer, puisqu’ Hachem avait promis après le déluge de ne plus jamais frapper le monde par les eaux.

 Cette promesse ne s’appliquant cependant qu’à la totalité de l’humanité, les Egyptiens n’échappèrent donc finalement pas à la punition et furent punis mesure pour mesure par les eaux. Tout d’abord, lorsque le Nil se transforma en sang puis lorsque la mer des joncs se referma sur les milliers d’égyptiens qui poursuivaient les Bné Israël lors de leur sortie d’Egypte.

Hachem leur a alors prouvé qu’Il était inutile d’user de stratagème puisque rien n’échappait à Sa volonté et qu’Il dirigeait véritablement le monde entier.

Le Steipeler, Rav Yaacov Israël Kanievski, qui comptait parmi les Maîtres de la génération passée, explique[2] qu’étant donné qu’Hachem dirige l’humanité, nul ne  peut contrevenir à sa volonté, comme il est écrit dans les Téhilims « Rabot Makhchavot bélév ich, vaatsat Hachem Hi Takoum » « nombreux sont les desseins de l’homme, mais seule la volonté d’Hachem triomphe ».

Pharaon voulait tuer tous les enfants mâles d’Israël car ses astrologues lui avaient annoncé que leur libérateur (Machiah’) allait bientôt naître et finalement, contre toutes attentes, c’est sa propre fille qui le sauva des eaux, le recueillit dans le palais royal, et l’éduqua dans sa propre maison. Quelle ironie du sort, Pharaon était en train d’éduquer lui-même celui qui le mènerait à sa perte, celui qu’il s’était tellement ingénié à combattre et à exterminer. Nos commentateurs expliquent qu’Hachem a placé  Moshé Rabénou, futur dirigeant d’Israel,  dans la maison de Pharaon pour qu’il apprenne comment diriger un peuple et afin de montrer à Pharaon qu’il ne pouvait rien contre les décrets du Créateur.

Rav Kaplan nous rapporte que nous voyons cette même ironie du sort avec Aman qui décida d’exterminer le peuple juif, prépara un cheval pour être promené dans la ville par Mordekhaï, une potence pour le pendre… et qui vit finalement tout se retourner contre lui: son peuple fut exterminé, il fut pendu précisément sur la  potence qu’il avait préparée et promena sur ce cheval majestueux son ennemi juré…

Hachem nous a à nouveau prouvé qu’Il est le seul à diriger et que nul ne peut changer ce qu’Il a déjà décidé puisque  tout celui qui tente d’aller à l’encontre de Sa volonté se retrouve toujours victime de ses propres stratagèmes. Il s’agit donc du concept de « l’arroseur arrosé » ou bien du principe cité par la Guémara selon lequel « celui qui fait cuire une casserole sera cuit à l’intérieur« .

Personne ne peut toucher aux enfants d’Hachem si Leur père Tout puissant ne l’a pas décrété. Rien ne sert de tenter d’échapper à la Volonté d’Hachem, nous devons vivre en harmonie avec elle afin de mériter la protection dont nos ancêtres ont toujours bénéficié, de Moshé Rabbénou à Mordekhaï, en passant par les Patriarches et toutes les grandes lumières d’Israël. Soyons leurs dignes héritiers en respectant parfaitement la Tora et en intégrant profondément dans nos cœurs qu’Hachem dirige le monde entier[3].

[1] Chémot 1,10

[2] dans son livre Birkat Peretz

[3] (Je vous invite à écouter le Shiour en Audio sur le 3ème CD, ou sur le site www.chiourim.org sauter les premières minutes de blancs…)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.