52e goutte d’Emouna : Moshé Rabénou: Les qualités d’un dirigeant

BECHEM HACHEM NAASSE VENATSLIAKH
13.01.20 – 16 Tévet 5780 (52ème GOUTTE)

CHEMOT

                                         

Moshé Rabénou: Les qualités d’un dirigeant

 

Chère famille,

 

Au début du livre de Chémot, la Torah nous relate le départ des enfants de Yaacov qui quittent ce monde pour laisser place à de nouvelles lumières, comme il est rapporté dans nos saints textes, « un soleil se couche, un soleil se lève« .

Et quel soleil entre en scène!? L’homme d’Hachem, le serviteur fidèle, un de ceux qui mérita d’atteindre la plus grande proximité avec l’Eternel, Moshé Rabénou.

Mon Maître, Rabbi Makhlouf Fhima, grand décisionnaire des Séfaradim de Bné Brak, m’a rapporté quelques explications sur l’accession au pouvoir de Moshé Rabénou.

Sa grandeur se révéla en fait dès son plus jeune âge, lorsqu’il partit voir ses frères afin de partager leurs souffrances, alors qu’il était lui-même confortablement installé dans le palais de Pharaon où il était éduqué par sa fille. C’est l’une des grandes qualités que doit avoir un chef: aller vers ses frères, partager leur détresse et non pas profiter de son statut pour se mettre à l’abri et oublier son prochain.

Rachi commente le verset « Ce fut en ces jours-là, Moshé ayant grandit, alla parmi ses frères et fut témoins de leurs souffrances… » (2-11) en précisant, au nom du Midrash Tanhouma (Vayéra 17), que l’expression  « l’enfant grandit » nous apprend qu’il était tellement digne que Pharaon l’avait nommé à la tête de sa maison.

Nous remarquons également que Moshé se questionnait perpétuellement sur le sens de la vie. En effet, alors que beaucoup d’entre nous n’aurions pas été interpellés par le buisson qui brûlait sans se consumer, Moshé quant à lui en fut intrigué et s’exclama aussitôt: « … je veux m’approcher, je veux examiner ce grand phénomène: pourquoi le buisson ne se consume pas« .

Ceci dénote la volonté de Moshé de rechercher Hachem, de comprendre Sa volonté et de ne pas attendre stupidement que les jours s’écoulent en se laissant bercer par le quotidien et consacrant uniquement sa vie à la recherche du confort et du bien être personnel.

Le Rav Heyman rapporte au nom du Talmud[1] que « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » et « aime ton prochain comme toi-même« [2] représentent, d’après Hilel et Rabbi Akiva, la base de toute la Tora. Ce qui nous empêche de trouver Hachem est donc le fait que nous avons du mal à aller vers l’autre et ne parvenons pas à sortir de nous-même. Moshé, au contraire, est sorti de l’égocentrisme et du confort dans lequel il se trouvait dans le palais de Pharaon pour partager le fardeau de ses frères et a de ce fait mérité qu’ Hachem se dévoile à lui et le choisisse pour diriger les Bné Israël.

Le chemin nous est donc tracé: puissions nous avoir le mérite de marcher dans ces vertueuses voix afin de mériter de nous rapprocher de notre Créateur.

[1] Shabbat 31

[2] Vayikra 19,18

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.