50e goutte d’Emouna : Le Sage en Tora passe avant le faiseur de miracles

BECHEM HACHEM NA’ASSE VENATSLIAKH
09.01.20 – 12 Tevet 5780 (50ème GOUTTE)

VAYÉ’HI

                                  

Le Sage en Tora passe avant le faiseur de miracles

 

Nous avons rapporté, dans le commentaire précédent, que Ya’acov Avinou a béni d’abord Éphraïm, malgré son plus jeune âge, et, ce n’est que par la suite, qu’il a béni Ménaché, qui était pourtant l’aîné.

Nous savons que Ya’acov a agi, inspiré par Hachem, sur des visions prophétiques.

Rachi rapporte qu’il a vu que de Ménaché sortirait Guid’on, par lequel seraient opérés de grands miracles en faveur du peuple juif, alors que d’Éphraïm descendrait Yéhochou’a Bin Noun, qui ferait entrer le peuple sur sa terre et qui enseignerait un jour la Tora à tout Israël.

En lisant ce passage, nous voyons que la valeur du talmid ‘hakham, dépasse même l’homme capable de faire des miracles.

En effet, Yéhochou’a, qui va enseigner la Tora au peuple d’Israël, est plus cher et plus précieux que Guid’on, ce qui explique qu’Éphraïm son ancêtre a reçu la bénédiction avant Ménaché.

Pour quelle raison ?

Peut-être peut-on répondre avec l’aide du Ciel, que le mérite de faire des miracles peut parfois s’acquérir de façon héréditaire, par zékhout avot, mérite des anciens, ce qui n’est pas le cas de la Tora, ainsi que nous l’enseignent les Maximes des pères.

Or, nous savons que tout ce que l’on produit, en fournissant des efforts n’a pas de prix aux yeux d’Hachem, qui nous dit :

« Une chose faite dans la douleur dans l’épreuve, vaut plus que cent choses accomplies dans la quiétude et la sérénité. »(Traité de Bérakhot 1er chapitre)

Étudier et enseigner la Tora demandent des efforts de tous les instants, un investissement perpétuel.

Le Talmud enseigne en effet, que la Tora est aussi difficile à acquérir que l’or et aussi facile à perdre que le verre.

Nous pouvons ajouter enfin, qu’il est de notoriété publique que les miracles peuvent découler des forces du mal, qu’Hachem a placées dans le monde, et qu’Avraham a données aux yichma’élim, par la transmission des noms d’impureté.

La Tora, en revanche, ne peut découler que de la pureté et de la Crainte du Ciel, le cas échéant elle ne pourra trouver un écho favorable et éternel auprès de ses auditeurs.

Celui qui est doté de la Crainte du ciel, verra ses paroles entendues et agréées.

Pour toutes ces raisons, nous pouvons peut-être comprendre la place du Sage.

Que nous ayons le mérite de voir la Tora ne pas quitter nos bouches, ni celles de nos enfants et petits-enfants !

Par ce mérite, nous bénéficierons des bénédictions d’Hachem !

 

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