48e goutte d’Emouna : Le jeûne du dix tévet : siège de Yérouchalaïm

BECHEM HACHEM NA’ASSE VENATSLIAKH
07.01.20 – 10 Tevet 5780 (48ème GOUTTE)

VAYÉ’HI

                                  

Le jeûne du dix tévet : siège de Yérouchalaïm

 

Le jeûne du dix Tévet correspond au siège et à la destruction des murailles de Jérusalem par Nabukodonosor et les Perses à l’époque du Premier Temple.

Á l’inverse de certains jeûnes, il ne peut être déplacé.

Rav Moché Haouzi, talmudiste distingué, qui enseigne à la Yéchiva de Keter Chlomo, m’a rapporté hier au nom du Rav ‘Haïm de Brisk, que si jamais ce jeûne tombait un chabbat, on aurait dû jeûner le chabbat, parce qu’il est écrit dans les Prophètes :

« Be’étsém hayom hazé »-« En ce jour-là précisément. »

Rav Moché Haliwa m’a rapporté cette parole ce matin au nom du Aboudraham.

Cependant, nos Sages ont institué un calendrier, où il ne pouvait jamais tomber le chabbat.

Comme nous l’avons expliqué, le jeûne vise à faire téchouva. Ainsi, le Rambam nous enseigne que sans téchouva, nous devrons rendre des comptes d’avoir mortifié notre corps.

Il est difficile de s’endeuiller sur le Bet Hamikdach, que nous n’avons pas connu, au plus profond de l’exil !

Ce jeûne marque un moment décisif de notre calendrier.

Rav David Hillel, dirigeant spirituel d’une Yéchiva de Bné Brak, et fils du fondateur du séminaire Or Ha’haim, élucide ce questionnement.

Pourquoi ce jeûne revêt-il une telle importance ? En quoi les premières brèches sont-elles plus graves que la destruction totale des Temples ?

La réponse est lourde de conséquences : les racines du mal, si elles ne sont pas extirpées à temps, risquent d’entraîner des catastrophes.

Aussi, devons-nous procéder à une introspection, pour comprendre ce qui nous a valu un tel malheur !

Une fois que le jugement de rigueur est en vigueur, il est plus difficile d’identifier la racine du décret, car s’associent et s’entremêlent de nombreuses autres raisons.

Le Rav a établi un parallèle avec la conduite de l’homme, qui doit être vigilant à chaque instant de sa vie, pour ne pas commencer à glisser.

Le yester hara’ essaie au départ de nous faire trébucher sur des petites choses, et profite par la suite de l’effet boule de neige, qu’une ‘avéra en entraîne une autre, pour nous enfoncer profondément dans le mal et nous détacher complètement d’Hachem, ‘has véchalom.

Voilà pourquoi, on doit combattre de toutes nos forces dès le départ, et lutter pour ne pas déraper. On aura ainsi l’assurance de conserver notre âme, dans la pureté et l’intégrité.

Que notre téchouva nous ramène dès aujourd’hui notre beth Hamikdach et que la joie et les rires remplacent le deuil et les larmes !

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