3e goutte d’Emouna : La foi fixe le destin : Je ne vois que ce que je crois !

BÉCHEM HACHEM NA’ASSÉ VÉNATSLIAKH
18.10.20 – 30 Tichri 5781 – 1er jour de Roch Hodesh Heshvan (3ème GOUTTE)

NOA’H

 

La foi fixe le destin : Je ne vois que ce que je crois !

 

Je veux vous rapporter, aujourd’hui, avec l’aide du Ciel, un des enseignements que j’affectionne le plus dans toute notre Tora Hakédocha, qui m’a été transmis, quand j’étudiais à Or Ha’haïm par le Roch yéchiva, Rabbi Éliyahou Ben‘hamou.

Notre paracha de Noa’h, commence par faire l’éloge de Noa’h, en disant :

« Noah’ ich tsaddik tamim aya bédorotav »-« Noa’h était un homme juste et intègre dans sa génération »

(Béréchit 6,9)

Or, nous savons que le mot« tamim »fait allusion à la confiance en Hachem, comme nous le voyons dans la paracha Choftim :

« Tamim tiyé ‘im Hachem Elokekha »-« Intègre tu seras avec l’Éternel Ton D. » que l’on classe comme un commandement positif de la Tora.

Si c’est ainsi, on a du mal à comprendre une révélation surprenante de la Tora, concernant la foi de Noa’h:

« Vint Noa’h … dans l’arche, à cause des eaux du déluge

(Béréchit 7,7)

Rachi commente à l’aide de Béréchit Rabba 32,6, que même Noa’h avait une foi fragile.

Il croyait à la venue du déluge sans être vraiment convaincu. Il n’entra dans l’arche, que lorsque les eaux l’y ont forcé.

Vous admettrez que cette contradiction est flagrante et doit susciter en nous de vives interrogations.

Comment Rachi prétend, à l’appui du commentaire de nos Sages, que la foi de Noa’h était précaire, alors qu’Hachem Lui-même, qui sonde le cœur et les reins de l’homme, atteste de sa foi parfaite par le qualificatif « tamim » précité.

Je me souviendrais toute ma vie, de la lumière intense, qui m’a envahie, le jour où le Rav Ben’hamou nous donna une réponse à cette contradiction.

Il existe une règle fondamentale dans le monde : lorsqu’il y a un décret dans le Ciel, il doit être contresigné et corroboré par l’assemblée terrestre.

Á la manière, hamavdil, d’un acte ministériel, qui en droit constitutionnel, doit être signé par le ministre et contresigné par le président ou une autre autorité compétente.

Comme nous le savons, eu égard à la situation catastrophique de la génération de l’époque, l’acte de destruction de toute l’humanité avait été décrété dans le Ciel.

Noa’h ce tsaddik, comme en témoigne Hachem, ne voulait pas pendre en compte ce décret, car il savait que d’après les lois de notre Tora, quand on croit fermement en quelque chose, alors on le concrétise et on scelle ainsi son exécution.

Il savait que, s’il entrait dans l’arche, il contribuerait à contresigner le décret céleste et aurait ainsi déclenché le déluge.

Noa’h n’avait pas le cœur à s’associer activement à ce cataclysme sans pareil, c’est pourquoi, il a refusé d’entrer dans l’arche.

Ce n’est donc pas que Noa’h avait une foi chancelante, mais c’est par pitié pour l’ensemble du genre humain, qu’il a rejeté cette idée de destruction.

Ainsi nous pouvons harmoniser ces deux versets de la Tora d’une façon magistrale.

La preuve de ce que la foi fixe la destinée, nous avait été rapportée par notre Maître Rav Moché Kaplan, à l’aide d’un verset de Kohélet commenté par Rabbénou Yona :

« ‘Herdate Adam itene mokech véabotéakh Bachem yessougav »- « La peur prend l’homme au piège et celui qui a confiance en Hachem est sauvé. »

« Mokech » le piège, se rapproche de mikdech, l’explosion.

Rabbénou Yona explique qu’en fait, un homme qui a peur est le détonateur du terroriste qui veut lui nuire, mais sans avoir de pouvoir sur lui.

Craindre son prochain est comme « jeter de l’huile sur le feu. »

 

En revanche, se renforcer sur la connaissance que « ‘en ‘od milévado»– « Il n’existe aucune autre force en dehors d’Hachem dans ce monde » est semblable à un extincteur, qui arrêterait sur place l’incendie et le décret.

 

Rabbénou Yona dit, qu’au moment où l’homme est attaqué par quelqu’un, qui voudrait lui nuire, son dossier est ouvert dans le Ciel.

S’il fait la ‘avéra de ne pas avoir confiance en Hachem, alors c’est cette dernière, qui scellera son décret.

Si en revanche, il a confiance en D., il sera convaincu qu’Hachem dirige tout, alors D. déchirera un décret, même vieux de 70 ans !

De là, nous rejetons avec force l’idée véhiculée par le monde occidental, qui prône : « je ne crois que ce que je vois.» 

L’homme juif convaincu affirme le contraire : « je ne vois que ce que je crois.»

Vous pouvez retrouver ces commentaires percutants dans les CD ou les cours audio surwww.torahdelumiere.com.

Comprenant l’importance fondamentale et décisive de la foi, que nous ayons le mérite de nous renforcer et d’amener le Machia’h, en y croyant de tout notre cœur et en montrant concrètement, que nous voulons vivre avec lui.

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