27e goutte d’Emouna : La nature se transforme pour accomplir la volonté du tsaddik

BECHEM HACHEM NA’ASSÉ VÉNATSLIAKH
20.11.23 – 7 Kislev 5784 (27ème GOUTTE) – VAYÉTSÉ

 

La nature se transforme pour accomplir la volonté du tsaddik

 

Nous voyons dans les premiers versets (28,11) de la paracha, le moment où Ya’acov atteint « l’endroit » pour accomplir l’ordre de ses parents.

Rachi précise que cet endroit est le Mont Moria (Traité ‘Houlin 91b), sur lequel sera édifié à l’avenir la Maison d’Hachem.

Le verset précise que « Le soleil se couchait, il y passa la nuit, prit des pierres de l’endroit, les mit sous sa tête, il se coucha en ce lieu

Rachi précise ici, qu’il a formé comme une petite murette de pierres à l’apparence d’une gouttière autour de sa tête, pour se prémunir des bêtes féroces.

Les pierres ont commencé à se disputer l’une exigeant : « C’est sur moi que ce tsaddik posera sa tête ! » et l’autre protestant : « Non, c’est sur moi qu’il la posera ! » (Béréchit Rabba 68,11).

Aussitôt, Hachem les a réunies en une seule pierre, ainsi que nous l’enseigne le Traité ‘Houline, comme il est écrit plus loin au verset 18 :

« Il prit la pierre (au singulier) qu’il avait mise sous sa tête. »

Nous voyons de ce passage de la Tora un fait surprenant : pour faire la Volonté d’Hachem qui est d’honorer le tsaddik, la nature peut être transformée et subir de véritables miracles. Ces pierres avaient une telle volonté que le tsaddik repose sur elles, qu’elles ont toutes eu cet honneur.

Ceci étant, mon Maître rabbi Imanouel Tolédano, me rapportait un jour la question pertinente d’un des Rabbanim de Brisk :

« Comment se fait-il qu’Hachem au lieu de rassembler les pierres en une seule pierre, pour assurer plus de confort à Ya’acov, ne les a-t-Il pas transformées en un coussin moelleux, pour le bien-être du tsaddik ! »

Il avait répondu, que d’une discorde ne peut jamais ressortir la plénitude. Jusqu‘où doit-on considérer cette interprétation ?

Mon maître précisait qu’il est évident qu’Hachem aime la paix par-dessus tout, même lorsque nous voulons œuvrer pour Sa gloire et pour accomplir Sa volonté. Aussi devons-nous nous efforcer d’agir comme Aharon Hacohen « en aimant la paix et en la poursuivant. » !

Ce passage nous révèle donc, qu’il n’y a pas de limites naturelles, lorsque l’on veut accomplir la Volonté d’Hachem.

Nous pouvons être l’objet de miracles encore plus prodigieux !

Que nous ayons le mérite d’assister à des nissim, en ce mois de Kislev, Amen!

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