274e goutte d’Emouna : C’est l’heure de faire téchouva !

BECHEM HACHEM NA’ASSÉ VÉNATSLIAKH
24.09.2019 – 24 Eloul 5779 (274ème GOUTTE)

NITSAVIM

 

C’est l’heure de faire téchouva !

 

         Moins d’une semaine nous sépare des jours redoutables de Roch Hachana, où la Guémara nous rappelle que nous passerons, un à un devant l’Éternel, afin d’être jugés.

  • Qui aura le doit à la vie ?
  • Quels seront nos moyens de subsistance ?
  • Quel sera notre état de santé ?
  • Comment aborderons-nous les événements de l’année ? Serons-nous à la hauteur des épreuves ?
  • Accomplirons-nous notre ‘avodat Hachem dans la joie ?
  • Quel sera notre degré de proximité avec notre Créateur ?

         Autant de thèmes aussi fondamentaux qui seront décidés en fonction de notre état d’esprit, de notre ferveur et de notre crainte du Ciel du moment.

         Comme nous avons coutume de le préciser, Hachem est prêt à tout oublier et à nous juger à ce moment précis, si nous parvenons à faire téchouva.

Notre paracha définit la notion de téchouva, en nous dressant un tableau exhaustif.

          « Tu retourneras jusqu’à Hachem, ton D., tu écouteras Sa Voix, selon tout ce que moi-même t’ordonne aujourd’hui, toi et tes fils de tout ton cœur et de toute ton âme.» (Chapitre 30, verset 2)

Puis, au verset 8 :

« Et tu reviendras, tu écouteras la Voix d’Hachem, tu feras toutes Ses mitsvot que moi-même t’ordonne aujourd’hui.»

Nous voyons de ces versets que la téchouva consiste à abandonner ses mauvais chemins et revenir jusqu’à l’Éternel notre D.

         Il convient, en ces derniers jours qui nous restent de revenir vers Hachem de tout notre cœur, de toute notre âme, ainsi que le précise le verset.

Nous devons préparer un plan et un projet de vie nouvelle, que nous soumettrons à Hachem. Nous pourrons alors lui demander la vie et l’amnistie de toutes nos fautes et de tous les décrets, qui se seraient, ‘has véchalom, dressés contre nous.

         Durant la brit Mila, Rav Kaplan nous révélait que la téchouva est comparable à la brit Mila.

De même que le moél circoncit l’excroissance du membre du nouveau-né, nous devons circoncire l’excroissance de notre cœur, c’est à dire la pellicule de graisse obscure, formée par nos ‘avérot (transgressions), qui entoure notre coeur et le rend hermétique à la Lumière d’Hachem et à la volonté de revenir à Lui, en écoutant Sa voix.

         Dans la paracha, Rabénou Tam, démontre que la téchouva est une mitsva accessible. Elle n’est pas dans le Ciel ni au-delà des océans, mais elle est toute proche de nous.

         Rav Yamine Tolédano illustrait cette idée en insistant sur le fait que faire téchouva dépend uniquement d’une décision sincère de revenir sur nos fautes.

Ainsi que nous dit le Rambam dans les lois relatives à la téchouva : cette dernière consiste à reconnaître nos fautes, les avouer, les regretter et s’engager à ne plus les commettre.

Nous le voyons de la Guémara (‘Avoda Zara 17a), rapportant la célèbre historie de la téchouva de Rabbi Éli’ézer ben Dourdaya, qui après s’être adonné à des relations interdites avec des dames de petite vertu, s’est effondré, a pleuré de tout son saoûl et a prié Hachem de tout son cœur, afin de revenir vers Lui.

Sur ce, une voix céleste est sortie et a déclaré :

« Rabbi Éli’ézer Ben Dourdaya est invité au monde futur. »

En voyant cette scène, Rabbi Yéhouda Hanassi (appelé Rabbi) pleura, et déclara : « Il y en a qui acquière leur part au monde futur, en un instant.»

Les commentateurs s’interrogent sur la raison des larmes de Rabbi, qui aurait pourtant dû se réjouir.

Éli’ézer ben Dourdaya a été nommé Rabbi Éli’ézer Ben Dourdaya, parce qu’il a appris au monde entier, que la téchouva n’est pas une question de temps, et d’années, mais une question d’intensité dans la décision que l’on prend de revenir vers Son créateur.

         Comme nous l’avions dit au nom du Rav Elbaz, Roch yéchiva d’Or Ha’haïm, l’acrostiche de ce mois d’Eloul est une phrase de Chir Hachirim :

« Ani lédodi védodi li »-« Je suis à ma bien aimée et ma bien aimée est à moi. »

Ce qui signifie que si nous parvenons à nous donner entièrement à Hachem Il s’engage à nous rapprocher entièrement de lui, en nous pardonnant toutes nos fautes.

         Ainsi, Rabbi Chim’on Bar Yokhaï déclara dans son dernier discours, qu’il prononça avant de regagner le monde de la Vérité, devant le palais céleste descendu l’honorer et l’accueillir : « Ani lédodi véalay Téchoukato » « Je suis à mon Bien aimé (Hachem) et ses yeux sont rivés sur moi.» (Chir Hachirim)

Comment pouvait-il être sûr d’une telle chose ?  Mon Maître Rabbi Imanouel Tolédano, a répondu en éclatant en sanglots, qu’il avait scellé une alliance éternelle avec la Tora d’Hachem et par conséquent, il savait qu’Hachem l’aimait plus que tout au monde.

         Nous aussi prenons tous sur nous cette alliance avec la Tora d’Hachem, renouons avec elle plus en profondeur, afin de mériter de nous attacher à Notre Créateur, de L’implorer et de revenir à la téchouva complète.

Ainsi, si chacun ajoute quelques heures par semaine de Tora à sa vie, nous serons sûrs de trouver grâce aux yeux d’Hachem et mériterons la téchouva et la vie !

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