266e goutte d’Emouna : Lettre ouverte à mon peuple que j’aime…

BÉCHEM HACHEM NA’ASSÉ VÉNATSLIAKH
12.09.19 – 12 Eloul 5779 (266ème GOUTTE)

KI TETSÉ

 

Lettre ouverte à mon peuple que j’aime…

Où est passée la sainteté du peuple juif ?

 

Comme je vous aime et je ne veux rien vous cacher, je veux aujourd’hui vous faire partager ma souffrance et mon état d’âme sur la situation terrible, que le peuple juif traverse.

Dans toutes les générations, chaque fois que notre peuple a été éprouvé, les gaonim se sont levés pour crier dans les rues et éveiller les consciences, pour faire cesser les épidémies, les maladies, les drames tragiques, qui affectaient les communautés.

Nous approchons de Roch Hachana et nous sommes ulcérés de constater :

  • combien de catastrophes nous avons endurées, cette année
  • combien de jeunes mères et pères de familles ont été cueillis à la fleur de l’âge, sans avoir eu le temps de terminer d’élever leurs enfants
  • combien de maladies menacent nos proches de tout âge, même des jeunes enfants en souffrance
  • combien de divorces et de problèmes de couples menacent de disloquer de multitudes de foyers
  • combien de peuples ennemis clament haut et fort la destruction d’Israël et l’élimination des juifs dans le monde

Pouvons-nous rester de marbre et occulter les problèmes et les menaces terribles, auxquels nous sommes confrontés ?

Cherchons les causes de tous ces maux.

La principale semble être le manque de pudeur, au sein de ‘am Israël.

Ainsi que nous le rapportions dans les Quelques Gouttes de Lumière, paracha Pinh’as : La pudeur : Le Bouclier d’Israël, et le cours audio disponible sur www.torahdelumiere.com « Notre Bouclier à la fin des temps ».

La racine de tous nos problèmes trouve sa source dans l’impudeur, l’indécence, l’absence de discrétion, qui font rage dans nos propres rangs.

Voici un extrait de ce commentaire, basé sur une phrase de notre paracha : (23,15)

       La nudité cause plus de dégâts que tous nos ennemis réunis et que toutes les guerres.

Marcher aujourd’hui dans les rues, est un danger spirituel plus grand que d’être au front.

Il nous est difficile de prendre conscience de cette réalité, eu égard aux mœurs dépravées de notre génération et aux influences exercées par les manières de vivre, de s’habiller, de se comporter des oumot ha’olam.

                  Pour corroborer cette pensée, rapportons un commentaire du ’Hafets ’Haïm, Maître incontesté de la génération d’avant-guerre, qui annonça en 1930 que le peuple juif se dirigeait vers la Shoa.

         Il est écrit[1] :

« Vélo yiré békha ’ervate davar véchav méa’harékha»

– « On ne verra pas en toi de nudité, sinon Hachem se retirera de toi. »

Cette paracha concerne la pudeur.

On parle du camp d’Israël qui ne peut accueillir aucune impureté.

Cette vertu est la plus chère aux yeux d’Hachem.

Le ‘Hafets ‘Haïm insiste sur le fait que la tsni’out est la vertu la plus importante. Si elle est absente du peuple d’Israël, la Ché’hina se retire.

Cela n’est le cas pour aucune autre ‘avéra.

Pour garder le lien et l’amour d’Hachem, il faut investir toutes nos forces (Quelques gouttes de Lumière pour l’Éternité).

         Nous comprenons aisément, mais douloureusement, que grand nombre de catastrophes que nous subissons proviennent du fait que nous avons perdu notre bouclier, qui est la pudeur des filles vertueuses de notre Saint peuple.

Voilà pourquoi, au nom de tous nos Maîtres, au nom du monde de la Tora, au nom d’Hachem, je vous supplie aujourd’hui de revenir à la raison, de sensibiliser avec amour le maximum de nos frères et sœurs, éloignés et égarés du chemin de la pureté, à revenir à ce qui fait notre singularité parmi les nations : la pureté.

Suite à des conférences données dans des villes d’Israël cet été, et des mariages et événements familiaux, je suis profondément choqué de ce fléau.

Nous avons dépassé toutes les limites.

En quoi sommes-nous différents des nations ?

La mode n’est-elle pas une conception empreinte de touma ? Un styliste élabore dans sa tête, des modèles et projettent des idées, pas forcément pures, sur le marché international.

Nous sommes agressés par la société de consommation, les médias, la mode, qui veulent nous imposer un modèle, qui n’est pas le nôtre et qui mène purement et simplement à notre perdition, ‘has véchalom.

         Où est passé le respect de soi, Mesdames, les tsadekaniot du peuple d’Israël, vous, mères de familles, vous devez montrer l’exemple à vos enfants ?

Et vous, mes jeunes sœurs du peuple juif, n’oubliez pas que vous êtes des filles de Roi, des bnot melekh, et que vous ne pouvez pas dévoiler votre intimité sur la place publique en maillots, en mini-short ou en mini jupe.

Êtes-vous tombées si bas, que même en plein mariage, endroit censé inspirer la kédoucha, vous exposez vos atours… !

         Un chauffeur de taxi me disait hier être choqué ces derniers mois, de voir des jeunes filles monter en maillot, sans serviette à l’arrière de sa voiture, ou même devant ! Il me racontait qu’il y a même des soirées organisées à Tel Aviv, où la seule tenue admise pour participer, est que l’on voit plus de peau que de tissus.

         Et nous, chers pères de familles, comment pouvons-nous laisser sortir nos épouses et nos filles dans ces tenues provocatrices, qui constituent une embûche considérable et incitent à l’adultère, aux relations interdites, et chassent la Présence Divine du peuple d’Israël.

         Que si quelqu’un a le courage de répondre à cette lettre ouverte qu’il le fasse, qu’il nous explique comment nous avons pu en arriver là, sinon réveillons-nous et efforçons-nous dans ce domaine, qui est la base fondamentale de la Tora, dont dépend notre survie.

         Je vous demande pardon, d’avoir parlé si crûment, d’avoir heurté vos consciences. Mais se taire, c’est donner son aval et je me sens responsable, je veux crier la vérité, même si ça doit me coûter la vie, parce que vous êtes ma famille, mes frères et que j’aspire à ce que nous soyons ensemble, unis dans ce monde-ci et dans le monde futur.

         Si j’ai le cœur brisé, ce n’est rien à côté d’Hachem que l’on oblige, par cet état de fait, à se tenir à distance de Ses enfants chéris. Unissons nos forces pour ramener la pureté d’Israël, pour nous sauver de l’influence du yetser hara’ et des peuples qui savent que c’est la seule façon de nous détruire. Filtrons l’INTERNET, pour préserver nos foyers de la destruction, car le fléau de l’impureté s’est démultiplié par le biais des réseaux sociaux, des SmartPhone, qui ont fait voler en éclat des milliers de familles. Soyons vigilents, c’est la dernière guerre.

Sensibilisons le maximum de personnes avec amour, et avançons chacun, afin d’être des exemples et de donner envie à nos frères de vivre dans la pureté et la proximité d’Hachem.

Ainsi nous serons libérés de tous nos maux, de toutes nos maladies, de tous nos problèmes, car il est certain qu’Hachem reviendra auprès de Ses enfants et se dévoilera, en envoyant le Machia’h Tsidkénou.

[1]           Dévarim 23, 15.

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