260e goutte d’Emouna : Le sens des séli’hot et du mois d’Eloul

BÉCHEM HACHEM NA’ASSÉ VÉNATSLIAKH
04.09.2019 – 4 Eloul 5779 (260ème GOUTTE)

CHOFTIM

Le sens des séli’hot et du mois d’Eloul

 

         Nous sommes entrés au cœur du mois d’Eloul, comme nous le disions hier, mais sommes-nous vraiment conscients de l’enjeu de ce mois ?

A priori, la réponse est non, les générations précédentes, à l’approche du mois d’Eloul, tremblaient de tous leurs membres, en prenant conscience de la gravité du moment.

Pour notre part, nos vies semblent continuer, sans vraiment prendre la mesure de ce rendez-vous exceptionnel.

En rapportant cette allégorie du Maguid de Douvno, que j’ai eu le mérite d’écouter il y a quelques jours, j’espère que nous parviendrons à jauger notre niveau et à réagir en conséquence.

Voici l’histoire d’un locataire, qui arriva à la reconduction de son bail immobilier. Comme le veut l’usage, le propriétaire devait venir, d’un jour à l’autre, pour dresser l’état des lieux, et fixer les nouvelles conditions du contrat, en fonction du bien et de la situation financière du locataire.

C’était une maison de toute beauté, et le prix du marché avait considérablement augmenté. De plus, l’état du bien confié s’était énormément dégradé : les peintures vieillies, les murs ébréchés, des poignées de portes manquaient…

Parallèlement, la maison idéalement placée, était de plus en plus convoitée. Nombreuses étaient les offres lancées au propriétaire, qui n’imaginait pas encore l’état de son appartement.

Ce qui était encore plus préoccupant : des acquéreurs étaient prêts à doubler le loyer et révélèrent au propriétaire, que la situation financière du preneur actuel, ne lui permettait plus de faire face à ses échéances.

Imaginons-nous à la place de ce locataire.

Qu’aurions-nous pu faire pour tenter de sauver la situation ?

Un Sage nous aurait conseillé de ne pas attendre la dernière minute, afin que le propriétaire ne s’aperçoive pas de tout cela.

Il fallait s’en préoccuper un mois à l’avance, aller trouver le propriétaire et le supplier de nous donner encore une chance, une année supplémentaire pour tout arranger et faire face aux échéances.

Une seule et unique solution demeurait : des supplications du fond du cœur et une sincérité sans faille des engagements, pour regagner la confiance du propriétaire.

Et c’est ce qui arriva, contre toute attente, le locataire vit son contrat prolongé et eut le privilège de remettre en état le bien confié.

L’explication de cette allégorie est simple, vous l’avez deviné, cet homme n’est rien d’autre que chacun d’entre nous.

Cet immeuble dans un état préoccupant c’est ce corps et cette néchama extraordinaires, que le Créateur nous a temporairement loués, en nous accordant sa confiance.

Un mois avant de voir s’il reconduira le bail, avant qu’il ne soit trop tard et que nous perdions nos dernières chances et que les accusateurs lui révèlent que nos mitsvot sont trop maigres pour reconduire l’échéance, nous devons aller supplier le Maître de l’Univers lors des séli’hot, en lui promettant du fond du cœur d’être meilleurs.

Nous devons également lui montrer que nous sommes prêts à engager des réparations concrètes durant ce mois, pour que le bien soit en meilleur état, au jour du Jugement, à Roch Hachana.

Chacun d’entre nous doit sonder l’état de sa néchama et engager une politique de reconstruction, pour mériter la vie et la Miséricorde d’Hachem. C’est là tout le sens de ce mois d’Eloul ! Prenons conscience de cette chance inespérée et vivons cette rencontre intensément.

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