221e goutte d’Emouna : Yéhoshoua bin Noun, les honneurs conférés par la tora

BÉCHEM HACHEM NA’ASSÉ VÉNATSLIAKH
06.09.2026 – 24 Eloul 5786 (221ème GOUTTE) – ROCH HACHANA

YÉHOSHOUA BIN NOUN : LES HONNEURS CONFÉRÉS PAR LA TORA

 

La Paracha Vayelekh évoque la passation de pouvoir de Moché à son successeur Yéhoshoua Bin Noun : « Moché appela Yéhoshoua, il lui dit aux yeux de tout Israël: Sois fort et sois ferme, car toi tu viendras avec ce peuple-ci vers le pays qu’a juré Hachem à leurs pères de leur donner, et toi tu leur feras hériter.»

TOUT POUR LA GLOIRE DU CIEL

Comment cet homme d’une grande simplicité a mérité d’être le successeur de Moché Rabénou, alors qu’à première vue il ne présentait pas les qualités du Leader idéal ?

En effet, c’était un homme d’une grande modestie, effacé qui restait toujours dans l’ombre et le sillage de Moché Rabénou. Nous avions évoqué une fois lors d’une goutte de lumière, qu’il fut choisi en récompense du fait qu’il lavait le sol de la maison d’étude de Moché et rangeait scrupuleusement les livres à leur place pour ne pas perdre un instant dans l’étude et donner envie au maximum d’étudier dans les meilleurs conditions. Par ailleurs ce comportement témoigne d’un profond respect de la maison d’Hachem.

Il était ainsi le candidat idéal à la direction du Peuple juif, puisqu’il a montré à tous les instants de sa vie, qu’il recherchait la gloire d’Hachem et la diffusion de Sa majesté sur terre, et non pas son propre honneur.

LE PLUS FIDÈLE

Une autre explication est que comme en témoigne la Tora, Yéhoshoua resta le plus fidèle à Moché Rabénou, « Il ne bougea pas de la tente » c’est à dire de l’abri où il étudiait la Tora, en attendant le retour de son maître, même quand le reste du peuple se pervertit à travers la faute du éguel, du veau d’or.
Une Michna que nous rapportait notre Maître Rabbi Imanouel, au nom de Rachi sur place, nous enseigne que Yéhoshoua a hérité de Moché Rabénou les prérogatives de la direction du peuple parce que: « Chomer tééna yokhal péria » – « Celui qui garde le figuier en mangera les fruits ».

Rabbi Imanouel demande : pourquoi fait on ici allusion à un figuier pour décrire la Tora, on aurait dû la comparer à un dattier en allusion à sa grande douceur ?

Le rav a expliqué à l’aide d’une Michna qu’en fait le figuier génère une caractéristique qui est semblable à la Tora. Elle est exemptée de la Mitsva de Péa (laisser le coin du champ ou de l’arbre aux pauvres) du fait que sa récolte ne s’effectue pas en une fois ou en un temps restreint. Chaque jour pendant une très longue période, des nouveaux fruits sont prêts à la consommation. Voilà pourquoi à l’inverse d’autres arbres ou récoltes qu’il faut garder qu’une certaine période des voleurs ou des animaux, c’est à dire seulement le temps où les fruits sont murs, le figuier nécessite une garde perpétuelle.

Il en va de même pour la Tora qu’il ne suffit pas de garder de temps en temps, mais au contraire il convient de s’investir pour elle tous les jours de notre vie, afin de ne pas la perdre de ne pas l’oublier et que le Yetser Hara ne nous la vole pas.

Espérant que nous aurons tous le mérite d’être les meilleurs gardiens de cet arbre de vie majestueux qu’est la Tora, nous bénéficierons ainsi de toutes ses bénédictions et de ses meilleurs fruits. Chana Tova oumétouka.

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