237e goutte d’Emouna : Bilan de ces jours merveilleux de Roch Hachana à Sim’hat Tora

BÉCHEM HACHEM NA’ASSÉ VÉNATSLIAKH
01.10.2026 – 20 Tichri 5787 (237ème GOUTTE) – VEZOT HABERAKHA

Bilan de ces jours merveilleux de Roch Hachana à Sim’hat Tora

Je viens ici apporter un enseignement pour clore cette période décisive, qui nous apportera des forces pour toute l’année, avec l’aide d’Hachem.

CHÉMINI ATSÉRET : UNE INVITATION DANS L’INTIMITÉ

Hachem avant de « prendre congé » de Ses enfants, veut vivre un dernier jour de festivités uniquement avec eux, sans tous les autres invités des nations, qui sont à l’honneur durant les jours de soukkot.

La séparation étant douloureuse, Hachem dit à Ses enfants, les Bné Israël : « Il m’est difficile de me séparer de vous, vivons un dernier jour de fête dans l’intimité. »

Le Maguid de Douvna pose une brillante question sur cette déclaration d’Hachem. Imaginons une mère, qui a vécu une semaine intense avec son enfant, arrive le jour de la séparation, elle dit à son fils chéri : « Reste encore un jour, afin que je puisse me séparer de toi plus aisément… » Il apparaît, à nos yeux, évident que la séparation sera encore plus douloureuse. Plus le lien tissé est fort, plus le vide à combler sera difficile.

FAIRE LE PLEIN D’ÉNERGIE

Ainsi, la question fut posée par le Rav David Barchechat, Roch Kollel à Bné Brak, lors du repas de Sim’hat Tora. Je vous transmets la réponse telle que je l’ai saisie, pour mieux comprendre ce passage de la Tora.

En réalité, tous ces jours de téchouva du mois d’Eloul, en passant par Roch Hachana, Kippour, Soukkot, Chemini ‘Atséret et Sim’hat Tora, nous permettent de faire le plein de spiritualité, de recharger nos batteries pour pouvoir vivre avec Hachem tout au long de l’année, jusqu’aux prochaines échéances, où nous mériterons cette proximité tellement précieuse.

Avant qu’Hachem reprenne une distance relative avec Ses enfants, Il est inquiet en pensant qu’Il lui sera difficile de nous sentir loin de Lui.

Voilà pourquoi, Il nous invite à un dernier jour de fête, où dans l’intimité la plus absolue, nous pourrons nous laisser emplir d’une lumière infinie et rester proches de Notre Père bien-aimé, toute l’année, même s’Il doit s’éloigner de nous.

C’est le sens du verset : « Restons un dernier jour dans l’intimité où nous profiterons ensemble, afin que le manque soit moins douloureux à supporter. »

Cette explication n’est-elle pas merveilleuse, mes chers frères ? Pour ma part, elle me donne envie de danser jusqu’à aujourd’hui et m’a aidé à danser à Sim’hat Tora et Chemini ‘Atséret.

LES FORCES POUR COMBATTRE LE YETSER HARA TOUTE L’ANNÉE

En fait, remplir son réservoir de sim’ha se réalise par la danse et la réjouissance à Sim’hat Tora et nous fait prendre conscience de la chance d’avoir la Tora, d’être les enfants d’Hachem et de la garantie par ces mérites de surmonter toutes les épreuves à venir.

En nous souvenant de ces jours de liesse, quand nous étions au paroxysme de notre proximité avec le Créateur, nous nous rappellerons toute l’année que c’est là, le vrai sens de l’existence, même si le yetser hara’ n’a qu’un espoir : nous faire oublier pourquoi nous sommes sur terre.

En nous souvenant de Sim’hat Tora et de ces jours de fêtes, nous recevons alors les forces nécessaires pour combattre le yetser hara’ et garder en mémoire que c’est uniquement la proximité avec Hachem, qui passe par l’accomplissement de la Tora et des mitsvot, qui est gage de bonheur et de plénitude.

N’oublions jamais ce message qui nous aidera à être meilleurs et plus proches d’Hachem tout au long de l’année.

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