27e goutte d’Emouna : Ya’acov derrière le trône céleste

BECHEM HACHEM NA’ASSÉ VÉNATSLIAKH
23.11.20 – 7 Kislev 5780 (27ème GOUTTE)

VAYÉTSÉ

Ya’acov derrière le trône céleste

 

Au début de notre paracha, la Tora nous fait le récit du rêve de Ya’acov Avinou, qui n’avait pas dormi une seule nuit, depuis quatorze ans. Hachem a fait coucher le soleil plus tôt afin de l’obliger à se reposer à l’endroit prévu pour l’édification du Bet Hamikdach.

Ya’acov Avinou rêve quand soudain, il se réveille en sursaut. (Chapitre 28, verset 16) :

« Assurément l’Éternel est présent en ce lieu, et moi je ne le savais pas » » – « Akhen yech Hachem bamakom hazé véanokhi lo yad’ati

J’avais entendu, un jour, un merveilleux commentaire sur ce passage. Le terme anokhi, est généralement employé par Hachem, comme nous le voyons dans le premier commandement, par exemple : « Anokhi Hachem… ».

Le commun des mortels utilise ani. Comment se fait-il qu’il est employé ici au sujet de Ya’acov ?

Nous voyons également l’emploi de ce mot par Caïn, lorsque Hachem lui demande des comptes sur ce qu’il a fait à son frère :

« Où est ton frère Evel ? »« Hachomer akhi anokhi » « Suis-je le gardien de mon frère », que l’on peut interpréter comme : « le gardien de mon frère n’est pas moi, mais Anokhi (c’est-à-dire toi Hachem) ! »

Pareils exemples reviennent dans le livre de Béréchit.

Ya’acov Avinou s’est en fait réveillé subitement de son rêve, parce qu’il s’est aperçu d’un fait surprenant et merveilleux.

En effet, il rêva du Trône Céleste d’Hachem et eut le mérite d’en avoir la vision.

Dans cette phrase qu’il prononce, il y a deux mots très proches : akhen (alef, kaf, noun), et anokhi (alef, noun, kaf, youd) qui diffèrent de seulement une lettre : le youd.

Il dit alors : « Akhen Yech Hachem Bamakom Hazé » – « Je savais qu’il y avait Akhen derrière le Trône Céleste », à savoir :

  • Alef : première lettre de arié, le lion qui est le roi de la jungle, et trône par ce mérite derrière le Roi de l’Univers.
  • Kaf: Kérouv, le chérubin qui est le roi de tous les anges, et réside par conséquent à cette place de choix.
  • Noun : Nechekh: l’aigle, roi de tous les oiseaux, qui mérite cet honneur.

 

Ya’acov poursuit la phrase :

« Véanokhi lo yad’ati », le mot anokhi contient en plus de l’acrostiche précédent, la lettre youd.

En fait, Ya’acov Avinou s’est réveillé en sursaut, parce que le quatrième personnage derrière le Trône Céleste, reflétait son image, avec le youd de Ya’acov.

Lorsqu’il dit, et moi je ne savais pas, il dit en réalité : « Je n’aurais jamais soupçonné avoir le mérite d’être si proche d’Hachem. »

Ya’acov Avinou, pensait pouvoir régner sur le lion, sur l’aigle et sur ses semblables, mais l’idée de s’élever au niveau du chérubin, ne l’a même pas effleuré, c’est pourquoi il s’est étonné de se trouver aux côtés des kérouvim, derrière le Trône d’Hachem.

Hachem révèle ici, que Ya’acov a tellement travaillé sur lui, qu’il a mérité cette place de choix.

Si un homme œuvre toute sa vie, de tout son cœur, de toute son âme et de tous ses moyens, il peut, comme le rappelait le ‘Hazon Ich dans une lettre, grâce à la lumière de la Torah, passer de l’âne à l’homme et de l’homme à l’ange.

Nous savons que l’ange n’a pas de libre-arbitre, un homme qui fait le bien toute sa vie, peut ne plus avoir d’autre choix que de faire le bien, qui est ancré alors profondément en son être et devient une seconde nature.

Nous voyons dans la suite du livre de Béréchit, combien Ya’acov, dépassait de loin les hommes de sa génération.

Il ne s’est pas laissé entraîner dans les mauvais chemins et n’a pas suivi l’influence néfaste de son oncle Lavan, qui était le prince de l’impureté.

Que nous ayons le mérite de découvrir l’essence intrinsèque de chaque lettre de la Tora, porteuse d’un message profond et infini

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