228e goutte d’Emouna : LES RACINES DES ‘AVÉROT

BÉCHEM HACHEM NA’ASSÉ VÉNATSLIAKH
16.09.26 – 5 Tichri 5787 (228ème GOUTTE) – HAAZINOU

LES RACINES DES ‘AVÉROT

En ces jours de remise en question, où nos Sages nous invitent à l’introspection, décrivons les différentes racines de nos ‘avérot, afin de pouvoir mieux lutter contre le yetser hara’.

4 ÉLÉMENTS À LA BASE DE L’UNIVERS

Le Sefer Hayétsira, attribué à Avraham Avinou par certains ou à Rabbi ‘Akiva par d’autres, nous enseigne que l’homme comme le monde ont été créés à partir de quatre éléments : L’EAU, LE FEU, LE VENT, LA TERRE.

Ces quatre éléments représentent les quatre domaines dans lesquels le yetser hara’ séduit l’homme :

  • → L’EAU est le symbole de la cupidité,ndes plaisirs de ce monde, des passions et des pulsions. C’est un yetser hara’ redoutable, qui s’efforce de nous tromper sur le sens de notre venue au monde, nous incitant à prendre au lieu de donner.
  • → LE FEU est le symbole de la colère. La colère est très nuisible et haïe d’Hachem. A l’image du feu, elle détruit le monde et les relations humaines. Celui qui se met en colère est comparable à un idolâtre nous dit la Guémara, car à cet instant il est dominé par des forces étrangères.Il ne se contrôle plus.
  • → LE VENT est le symbole de l’orgueil. L’orgueil est abject aux yeux d’Hachem qui dit : « Lui et Moi ne pouvons vivre dans le même monde.»
  • → LA TERRE est le symbole de la paresse. C’est le mal de notre génération. Le yetser hara’ séduit l’homme en lui faisant penser qu’il sera plus heureux, allongé sur le sable chaud, alors qu’il se déshydrate non seulement physiquement, mais aussi et surtout spirituellement.

Nous devons procéder à une introspection avec lucidité, afin de voir à quel point nous sommes concernés par chacun de ces maux.

FAISONS TÉCHOUVA TOUS ENSEMBLE

Rabbi Makhlouf F’hima enseignait à ce sujet que la téchouva est une question personnelle et une question collective.

Il est merveilleux de faire téchouva tous ensemble, la Guémara nous enseigne d’ailleurs que la téchouva collective est agréée toute l’année pour déchirer les décrets. En revanche, la téchouva individuelle est agréée uniquement durant les dix jours de Téchouva (pour déchirer les mauvais décrets), ainsi que le dit le verset : « Cherchez Hachem et trouvez-Le, invoquez-Le, lorsqu’Il est tout proche.» Nos Sages nous enseignent dans le Talmud qu’il s’agit des dix jours de Téchouva.

Cette téchouva individuelle est également requise, comme nous le voyons du verset dans Dévarim, qui est au singulier : « Vechavta ‘ad Hachem Elokekha. » – « Tu reviendras jusqu’à Hachem Ton D.» De cette tournure au singulier, nous comprenons que la téchouva est propre à chacun, chacun doit emprunter son chemin, pour revenir jusqu’à Hachem.

En ces jours propices où la téchouva individuelle est agréée, imaginons la force de la téchouva collective ! La conjonction de ces deux forces nous permettra de trouver grâce aux yeux d’Hachem, et nous incitera à exprimer notre volonté d’assister au dévoilement de sa Majesté et de son règne. Qu’il en soit ainsi, Amen !

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