220e goutte d’Emouna : Le Secret de l’Education

BECHEM HACHEM NAASSE VENATSLIAKH
07/07/19 – 4 Tamouz 5779 (220ème GOUTTE)

Le Secret de l’Education

 

Chère famille,

La base de l’éducation rapporte nos Sages, est d’éduquer chaque enfant selon ses besoins, selon sa personnalité, sans chercher à le comparer aux autres ou à soi-même.

L’homme a tendance a jugé son prochain avec rigueur, parfois du fait qu’il se jugerait lui-même de cette façon, et qu’il n’admet pas le fait que l’autre n’ait pas les mêmes capacités que lui-même. C’est une erreur fondamentale.

Rabbi Moshé Halioua me rapporte toujours la parole du Hazon Ich qui soutenait qu’il n’avait jamais attendu des autres ce qu’il attendait de lui-même.

La base d’une éducation réussie, est de relever les points positifs de l’enfant, en s’émerveillant des efforts qu’il fait dans chaque domaine. Encouragé et prenant confiance en lui, l’enfant trouve alors des forces insoupçonnées pour se dépasser, grandir et continuer dans le bon chemin, afin de correspondre à ce que l’on pense de lui.

Les parents ont souvent tendance à s’exprimer avec force et conviction lorsque l’enfant commet des actes déviants, alors qu’ils s’expriment à demi-mots lorsque tout va bien, comme si c’était normal.

Or il est bien connu que le propre de l’enfant est d’attirer l’attention de ses parents. Il se dit alors, « puisque lorsque je fais de bonnes choses, tout semble normal et je ne me fais pas remarquer, je vais faire le contraire afin d’attirer l’attention de ceux qui m’entourent ».

Il faut faire un travail régulier sur soi-même, afin de chercher ce qui fait de nos enfants, de notre épouse, de nos proches, des êtres d’exception, afin de souligner le trait de caractère qui les distingue des autres, ainsi on pourra parvenir à les aimer profondément. C’est le secret que m’avait révélé Rav Ythsac Fitoussi[1], au nom de Rav Haïm Shmulevitch[2].

Le petit fils du Rav Mordekhaï Eliaou, a rapporté avec émotion, qu’il ne se rappelle pas avoir entendu plus d’une parole de réprimande de la part du Tsadik, qui se montrait toujours compréhensif, se mettant au niveau d’un enfant alors qu’il avait pour sa part atteint des sommets depuis son plus jeune âge.

Le petit fils a dit que c’est ce qui lui avait donné la force et la volonté de grandir dans la Tora afin de trouver grâce aux yeux de son grand père et d’Hachem. Nombreux sont les parents qui ont été trop durs avec leurs enfants, n’attachant leur intérêt que lorsque l’enfant fautait. Nous savons malheureusement que ce sont souvent ces enfants qui sont complètement sortis du droit chemin. Ressembler au Rav dans les sommets qu’il a atteint dans la Kabala n’est pas une chose à la portée de chacun d’entre nous, en revanche, s’inspirer de son humilité, de son amour de tout un chacun, de l’importance et de l’estime qu’il portait à chacun, est à notre portée, encore faut-il que nous voulions nous efforcer pour y parvenir.

C’est une question de survie, de survie spirituelle où nous aurons la chance de voir nos descendants unis sur le chemin de la Tora. C’est là la plus grande Brakha.


 

[1] Rosh Kollel de Ner Yossef, où j’étudiais il y a quelques années

[2] qui fut un illustre Rosh Yeshiva de Mir (parmi les plus grandes du monde)

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