203e goutte d’Emouna : LA PUDEUR : UN BOUCLIER POUR LE FOYER

BECHEM HACHEM NAASSE VENATSLIAKH
12.06.19 – 9 Sivan 5770 (203ème GOUTTE)

 

LA PUDEUR : UN BOUCLIER POUR LE FOYER

 

Chère famille,

Nous avons vu lors de la dernière goutte de Lumière, l’importance et la beauté de la Mitsva de se couvrir les cheveux à l’aide d’une couronne de gloire, pour les femmes vertueuses du peuple juif.

En écrivant ce commentaire, j’ai eu l’envie profonde de vous faire partager un sentiment. En en parlant ce matin avec mon Maître Rabbi Makhlouf F’hima[1], je peux à présent vous en livrer l’expression.

Le couvre-chef permet à la femme d’être identifiée en tant que Echet Ich c’est-à-dire en tant que femme mariée. De ce fait, elle montre qu’elle ne peut être convoitée par d’autres hommes, ce qui crée des distances sine qua non à la cohésion et à l’unité du couple.

Si déjà la Tora a demandé à la femme de recouvrir une partie du corps, qu’elle qualifie de nudité, quand bien même cette partie est découverte chez l’homme et chez la jeune fille, sans être appelée « nudité », à plus forte raison, la femme doit cacher les parties de son corps qui peuvent encore plus attirer les regards.

C’est la raison pour laquelle, la Tora a édicté un code de lois sur la pudeur vestimentaire[2], appelé Tsnioute, afin que la femme ne soit pas une embûche devant les hommes, et qu’elle ne soit pas convoitée par ces derniers. Ceci pour empêcher d’en venir à briser des foyers, par la convoitise qui est souvent suivie malheureusement de relations interdites. Combien de tragédies entendons-nous chaque jour, sur des foyers brisés et des répercussions terribles sur des enfants innocents… Tout commence par le fait de se préserver et de se protéger du regard des autres. La pudeur vestimentaire et au-delà la pudeur dans le comportement, sont des barrières merveilleuses qui constituent le SEUL et UNIQUE bouclier pour le foyer

La Paracha Kedochim nous enseigne qu’Hachem nous enjoint à la sainteté. Qui dit sainteté dit, distance avec les relations interdites et la nudité. Voilà pourquoi le peuple Juif qui est appelé à s’attacher au Créateur qui tient en exécration, les mauvaises mœurs et ne peut résider là où il y a de la nudité, doit s’efforcer de se renforcer dans le domaine de la pureté et de la sainteté qui s’exprime notamment par la tenue que l’on porte, et par les lieux que l’on fréquente.

Les filles et les femmes d’Israël ont donc entre les mains la pérennité de notre Saint peuple. Elles seules peuvent nous permettre de trouver grâce aux yeux d’Hachem et de nous attacher à Lui, qui est la bénédiction ultime et la finalité de l’existence.

Que nous les encouragions dans ce sens, et estimions à sa juste valeur tous les efforts qu’incombe le fait d’être des filles de Roi.

[1] Décisionnaire des Séfaradim à Bné Brak

[2] Il existe de merveilleux ouvrages traduits en Français qui traitent de ces sujets fondamentaux, par exemple Oz Véadar Lévoucha, de Rav Falk, ou encore Pudeur Noblesse et Beauté de la Rabbanite Sarah Haggaï, que nous vous invitons vivement à vous procurer.

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