143e goutte d’Emouna : Se couvrir les cheveux : Une Couronne de Gloire sur la tête

BECHEM HACHEM NAASSE VENATSLIAKH
24.05.20 – Roch Hodesh Sivan 5780 (143ème GOUTTE)

 

Se couvrir les cheveux : Une Couronne de Gloire sur la tête

 

Chère famille,

La Paracha de la semaine[1] nous enseigne le sort qui était réservé à la Sota. La femme Sota est une femme soupçonnée d’adultère avec un homme duquel son mari lui avait demandé de ne pas s’approcher.

Si jamais il y a des témoins qui ont vu ces 2 individus s’isoler et avoir la relation interdite, alors la Tora les condamnait à la peine mort par strangulation. En revanche, s’il n’y a des témoins que sur l’isolement mais pas sur la relation interdite elle-même, ou qu’il n’y a qu’un seul témoin, le Cohen convoquait la femme et lui faisait un interrogatoire, en tentant de la faire passer aux aveux.

Le cas échéant, si la femme refusait d’avouer qu’elle avait eu une relation interdite, alors on la faisait boire les eaux de Sota, qui si elle s’était prostituée à un autre homme que son mari, provoquait en elle un boursouflement du ventre et des hanches (une implosion des membres de la femme). A l’inverse si elle n’avait pas eu de relation interdite, si elle était stérile elle aurait dès lors des enfants, si elle enfantait dans la douleur, elle enfanterait avec plus de facilité et de meilleurs enfants.

Les eaux amères contenaient le Nom d’Hachem, qu’Il était prêt à effacer pour ramener la paix entre l’homme et sa femme, étant donné que cette dernière était interdite à son mari, jusqu’à ce que l’on procède à cette vérification. De là nos Sages disent qu’Hachem efface Son Nom (dans certains cas) pour le Shalom Baït, pour la paix du foyer.

Lors de cette procédure racontée en détails dans notre Paracha, le Talmud[2] nous enseigne que le Cohen déplaçait la femme suspectée d’un endroit à l’autre pour la fatiguer et troubler son esprit afin qu’elle passe aux aveux.

Parmi les stratagèmes qu’il employait pour parvenir à ses fins[3], le Cohen faisait se tenir la femme devant Hachem, lui découvrait la tête …

Rachi sur place, commente que le fait de dénouer les nattes de sa chevelure visait à l’humilier, d’où le talmud[4] apprend qu’il est déshonorant pour les femmes d’Israël d’avoir la tête découverte.

Se parer d’une couronne de gloire (d’un chapeau, foulard, ou perruque) pour la femme, est un grand honneur, et apporte une bénédiction extraordinaire dans le foyer. Aussi bien pour les descendants Tsadikim emplis de vertus exceptionnelles, que pour le mari et le foyer qui est alors gratifié d’une grande Brakha, notamment d’un point de vu matériel. Nos Sages enseignent également que le fait de se couvrir la tête pour une femme, aide considérablement la Présence Divine à résider dans son foyer, et de ce fait apporte la paix du couple qui est la bénédiction suprême, et l’avant-goût du Gan Eden.

Le Midrash enseigne qu’une femme nommée Kimrit mérita d’avoir 7 fils Cohen Gadol (grand prêtre) qui sont l’incarnation des hommes les plus saints de toute la génération. Le Midrash nous enseigne : comment une seule femme eu ce mérite exceptionnel ?

Et le Midrash de répondre, que les murs de sa maison n’avaient jamais vu un seul de ses cheveux, du fait de sa pudeur exemplaire. Rav Yaacov Adess rappelle que ce mérite est merveilleux du fait que le Cohen Gadol était celui qui permettait à Kippour la paix entre Hachem et les enfants d’Israël.

Avoir ce couvre-chef est donc véritablement une bénédiction pour le foyer, la femme peut être un bouclier pour son mari, ses enfants et tous ses descendants, notamment aujourd’hui où eu égard à la mode et au progrès, on peut être encore pudique tout en étant élégante. (Demandez conseil à ma chère épouse qui est créatrice de couvres chef somptueux rahelabergel@gmail.com).

Le Salut du peuple juif est entre les mains des femmes, alors que nous ayons tous le mérite de nous encourager les unes les autres pour mériter de porter ces couronnes de gloire sur nos têtes et ainsi nous mériterons le venue du Machiah’ et l’accomplissement de toutes les promesses.

[1] (Bamidbar, Nasso Chapitre 5)

[2] Traité Sota 8a

[3] Bamidbar 5,18

[4] Traité Ketouvot 72a

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