192e goutte d’Emouna : Lois de Tich’a Béav et de sa veille

BECHEM HACHEM NAASSE VENATSLIAKH
21.07.26 – 7 Av 5786 (192ème GOUTTE) – VAETHANAN

Lois de Tich’a Béav et de sa veille

Voici quelques lois relatives au deuil du 9 Av.

SÉOUDAT HAMAFSÉKET

La veille de Tich’a Béav, il faut faire une séouda mafsékèt (dernier repas), avant d’entamer le jeûne. Elle ne doit être constituée que d’un seul plat cuisiné. On a l’habitude de manger du pain avec des oeufs durs bouillis. On peut y ajouter tout aliment, qui n’a pas été cuit (fruits, légumes, fromages crus…). Il est préférable de limiter autant que possible les douceurs et les délicatesses durant ce repas, qui doit nous plonger dans l’affliction, propre à Tich’a Béav.

On devra s’asseoir à même le sol sur un drap ou sur une serviette si possible. Selon leur handicap, les personnes faibles ou malades pourront s’asseoir sur un petit tabouret, et si cela leur est impossible, elles changeront de place pour montrer la différence avec les autres jours de l’année.

On peut consommer la veille du jeûne, avant cette séouda’ mafsékète, tout ce dont on a besoin pour pouvoir tenir durant le jeûne (à l’exception de la viande et du vin, qui sont prohibés depuis roch‘hodech dans de nombreuses communautés).

Par la suite, on pourra s’asseoir sur une chaise jusqu’à la tombée de la nuit, après quoi, ce sera interdit jusqu’au lendemain, à partir de la moitié de la journée.

Il faut prendre le jeûne depuis la chki’a (coucher du soleil) jusqu’à la sortie des étoiles (vérifier les horaires de chaque ville).

 

L’ÉTUDE DE LA TORA

Depuis la veille du 9 av, à partir de la moitié de la journée, on ne doit plus étudier des sujets de Tora, qui réjouissent le cœur.

Il est cependant permis d’étudier les lois relatives au deuil, les livres de Eikha ou de Job, ou de Jérémie, sans les versets de consolation, et les histoires relatives à la destruction des Temples de Jérusalem, ou aux catastrophes subies par le Peuple juif (si elles sont commentées par des Rabbanim et des Maîtres de la Tora).

On peut également étudier du moussar (paroles de morale), mais il faut sauter les versets de la Tora.

Ce jour, comme tous les jeûnes publics, nous devons faire téchouva et comprendre que ce sont nos fautes qui ont engendré les catastrophes que nous avons subies à travers les temps.

 

LES 5 INTERDITS DU JOUR

Le jour du 9 Av recense 5 principales interdictions, outre celles de Le jour du 9 Av recense 5 principales interdictions, outre celles de manger ou de boire.

• SE LAVER : Il est interdit de prendre la douche ou le bain à Tich’a Béav. Pour nétilate yadaïm, on ne devra se laver que les doigts (3 phalanges). Pour le visage, on pourra se laver les yeux avec le reste de l’eau de nétilate yadaïm du matin.

• S’ENDUIRE d’une pommade ou d’une lotion durant le jeûne.

• METTRE DES CHAUSSURES EN CUIR : Il faudra porter des chaussures sans cuir (pas même dans la semelle) dès la tombée de la nuit.

• AVOIR DES RELATIONS CONJUGALES

• ÉTUDIER LA TORA, sauf les passages mentionnés précédemment. On ne peut pas étudier avec les enfants, mais on devra en revanche leur raconter l’histoire du 9 av et les sensibiliser sur toutes les périodes tragiques, depuis les temps les plus anciens.

 

AUTRES USAGES

Rabbi Baroukh Tolédano comme la plupart des décisionnaires interdisent de fumer le jour du 9 av. En cas de grande nécessité, certains permettent de fumer en cachette, après la moitié du jour. Mais tous interdisent de fumer, pendant la lecture des kinot (des lamentations), car ce geste traduirait une forme de mépris face aux malheurs du peuple juif.

Les femmes enceintes et celles qui allaitent, ainsi que les malades sont invités à contacter une autorité halakhique.

On ne doit pas se saluer le 9 av car nous sommes comme des endeuillés. Si on nous salue, on devra répondre discrètement au cas où la personne se vexerait si on ne lui répondait pas. Le but ici est de ne pas détourner son esprit du deuil.

Beaucoup disent qu’on ne dit pas la brakha du matin : « Ché’assa li kol tsorki » – « qui pourvoit à tous mes besoins », car elle se réfère aux chaussures en cuir.

On ne doit pas se promener ce jour-là, ne pas être oisif et ne pas plaisanter.

Concernant le travail, il est recommandé de s’y abstenir, tout dépend du minhag de la ville. Quoiqu’il en soit, si on est autorisé à travailler, on ne verra pas de bérakha, ce jour-là.

Que par le mérite du respect de ces lois, nous nous réjouissions très vite de la reconstruction du Temple de Jérusalem. Amen !

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