191e goutte d’Emouna : Attention, n’oublions pas Hachem !

BÉCHEM HACHEM NA’ASSÉVÉNATSLIAKH
21.07.2021 – 12 Av 5781 (191ème GOUTTE)

Attention, n’oublions pas Hachem !

 

La foi du peuple juif prend sa source dans la reconnaissance vis-à-vis d’Hachem. Nous Lui sommes redevables des grands miracles qu’Il a opérés pour nous, lors de la sortie d’Égypte, (Chapitre 8).

C’est un commandement positif de se souvenir chaque jour, qu’Hachem nous fit sortir d’Égypte.

Si l’on n’accomplit pas ce commandement, comme il se doit, on risque de tomber dans des travers dangereux, allant jusqu’à oublier Hachem, ‘has véchalom.

Les versets 10 et les suivants de ce même chapitre sont très édifiants et illustrent ces popos :

 

« Tu mangeras, tu seras rassasié, tu béniras le Seigneur, ton D., pour le bon pays qu’Il t’a donné. Garde-toi d’oublier Hachem en négligeant Ses commandements, Ses préceptes et Ses lois, que Je te prescris aujourd’hui. »

 

La Tora nous révèle les raisons pour lesquelles on peut en venir à oublier Hachem : deux versets 12 et 14 :

 

« Quand tu mangeras à satieté, quand tu construiras et habiteras de belles maisons, quand ton gros et petit bétail se multiplieront, que l’argent et l’or afflueront, quand s’accroîtra tout ce que tu posséderas, il se pourra que ton cœur s’en orgueillisse et que tu oublies le Seigneur, ton D., qui t’a fait sortir du pays d’Égypte…»

La Tora nous dévoile que, lorsque l’homme est dans l’abondance, il peut très facilement se détourner du Créateur et du dispensateur de tous les bienfaits, feignant alors d’ignorer que tout provient de Lui.

Le Ramh’al dans ses œuvres, dit que : « La richesse est une épreuve supérieure à celle de la pauvreté.»

En effet, le pauvre se tourne directement vers Hachem, qui est son seul salut, alors que le riche doit se tourner vers toutes sortes de médecins, d’avocats, de conseillers, avant de voir que les solutions sont entre les mains d’Hachem.

Les versets poursuivent, en nous décrivant ce comportement terrible que l’homme peut avoir, s’il s’égare sur cette voie :

« Et que ne s’élève ton cœur, et que tu oublies Hachem ton D., qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclaves. »

« Tu te diras dans ton cœur : ma force et la puissance de ma main m’ont permis de réussir. »

Le verset 18 poursuit, en nous enjoignant de nous souvenir que c’est d’Hachem que nous puisons toutes nos forces et qu’Il est à la source de tous nos succès.

La Tora nous révèle enfin que si l’homme n’accomplit pas quotidiennement ce travail de réflexion, il en viendra « à oublier Hachem, à aller derrière d’autres divinités, nommées aujourd’hui dollars, euros ou livres sterling, de les servir, de se prosterner devant elles.

Hachem menacerait alors de nous éliminer de la face de la Terre, ‘has véchalom, comme Il l’a déjà fait pour les nations, qui n’ont pas suivi Sa voix, à travers les générations.

Nous voyons à quel point le moussar est important, combien il faut se battre chaque jour pour ne pas tomber dans un excès de matérialisme, qui nous ferait disparaître de ce monde physiquement ou pire encore spirituellement, en pensant que toute réussite dépend de nos forces.

Notre goutte de lumière trouve alors une place de choix dans notre survie et pour l’acquisition de notre part dans le monde de l’Éternité.

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