143e goutte d’Emouna : Moché, le fidèle serviteur d’Hachem

BECHEM HACHEM NAASSE VENATSLIAKH
Bné Brak 10.03.19 – 3 Adar 2 5779 (143ème GOUTTE) – VAYIKRA

Moché, le fidèle serviteur d’Hachem

Moché Rabénou : un modèle pour nous tous

Nous voyons dans les parachiot Vayakhel-Pékoudé qu’à une multitude de reprises, les versets se terminent par l’expression « kaacher tsiva Hachem el Moché », c’est-à-dire, « ainsi qu’Hachem l’a ordonné à Moché ».  

Ces versets révèlent la grande soumission de Moché Rabénou à l’Eternel son Maître. Il était toujours prêt à agir selon Sa volonté. Et c’est ce qui lui a fait mériter l’un des titres les plus honorifiques de toute la Tora : « ‘anav mikol adam »[1] et également « ich ‘eved néémane »[2], c’est à dire, « le plus humble de tous les hommes », « le fidèle serviteur d’Hachem ».

De là, nous comprenons que la finalité de l’existence est d’être « l’homme de confiance d’Hachem ». En effet, Hachem avait tellement foi en Moché Son serviteur, qu’Il l’a choisi pour transmettre la Tora. Cette interprétation extraordinaire nous permet de comprendre le sens à donner à notre existence.

 

Un objectif dans la vie : conquérir la confiance d’Hachem

Mon Maître ma lumière Rabbi Makhlouf F’hima m’a fait partager une question encore plus exceptionnelle sur ce passage, au nom du Or Ha’haïm Hakadoch.

Il disait : on comprend le verset « ainsi qu’Hachem l’a ordonné à Moché » dans toutes les missions qui s’adressent au peuple. Mais concernant les missions qui sont adressées directement à Moché, pourquoi ce dernier a-t-il besoin de dire « ainsi qu’Hachem l’ordonna à Moché » ? Il est évident qu’il accomplit la parole du Créateur.

Le Or Hah’aïm répond qu’en fait, avant d’exécuter chaque ordre Divin, Moché lui-même, disait de vive voix : « je fais tel acte, comme Hachem l’a dit à Moché ». La Kabbale nous enseigne que la parole est plus concrète que la pensée. Mieux vaut énoncer à voix haute un projet plutôt que d’y penser dans sa tête.

Voilà pourquoi Moché souhaitait concrétiser toutes ses actions pour qu’elles aient encore plus d’impact. On comprend que la Kedoucha ne peut reposer que sur la parole. La pensée seule ne suffit pas.

D’ailleurs le Satan n’a pas prise sur les éléments qui relèvent de la pensée. C’est pourquoi, me disait Rabbi Makhlouf au nom du Zohar, à Rosh Hachana nous sonnons le Shoffar pour troubler le Satan accusateur. Le Shoffar est en effet une voix sans parole, qui le laisse impuissant.

Que nous ayons le mérite de nous inspirer du comportement exemplaire de Moché pour être des fidèles serviteurs d’Hachem.

[1] Bamidbar 12,3

[2] Bamidbar 12,7

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