132e goutte d’Emouna : Yeochou’a Bin Noun : Un élève de qualité qui est devenu un maître

BECHEM HACHEM NAASSE VENATSLIAKH
Bné Brak 20.02.19 – 15 Adar 5779 (132ème GOUTTE)

KI TISSA

Yeochou’a Bin Noun : Un élève de qualité qui est devenu un maître

 

Dans notre Paracha, la Tora met en valeur le comportement de Yéochou’a Bin Noun qui est resté fidèle à son Maître Moshé, alors qu’une partie du peuple s’adonnait à la faute du veau d’or.

La Torah décrit le comportement exemplaire de Yéochou’a qui ne quittait jamais la  tente dans laquelle Moché enseignait, comme il est écrit[1]: « L’Eternel s’entretenait avec Moshé face à face, comme un homme s’entretient avec son prochain; puis Moché retournait au camp, mais Yehochou’a fils de Noun, son jeune assistant, ne quittait pas l’intérieur de la tente. »

 C’est grâce à cette même fidélité qu’il ne participa pas à la faute du veau d’or, car il attendait au pied du mont Sinaï avec beaucoup de ferveur et de confiance le retour de son Maître Moshé.

La fidélité que l’élève éprouve envers son Maître est tellement importante que les Pirké Avoth[2] préconisent : « Que la crainte que tu éprouves pour ton maître soit comme la Crainte que tu as envers Hachem. » « Yiou mora rabekha kémora chamaïm ». Il s’agit d’une condition sine qua non pour réussir la Mission pour laquelle nous sommes venus dans ce monde qui est de nous attacher à Hachem.

Yéochou’a restait toujours à l’ombre de son maître Moshé. Nos Sages rapportent qu’il s’adonnait une grande partie de la journée à laver les bancs de la maison d’étude, à en ranger les livres et à apprêter l’endroit afin qu’on ne perde aucune seconde lorsque les cours devaient commencer. La propreté et l’ordre de l’endroit donnaient envie à un maximum de personnes de profiter de ces enseignements.

 La Tora nous révèle que ce comportement lui valut d’être choisi comme successeur de Moshé Rabénou. Drôle de condition pour choisir le futur Leader du Peuple d’Israël… Dans le monde moderne, le bon Leader est celui qui a du charisme, qui présente bien, qui parle un discours dont la forme attire les foules. Pour la Tora il n’en est rien, ce que l’on sonde c’est le degré de « Léchem Chamaïm », à quel point l’homme  œuvre pour la gloire d’Hachem. C’est précisément cet homme qui se cachait et était prêt à rester toute sa vie à l’ombre de son maître, afin d’apprendre de lui et l’aider à diriger au mieux ses frères, qui mérita d’être élu par Hachem pour passer de l’ombre à la lumière et diriger le Peuple d’Israêl. Il était effectivement certain qu’il se soucierait de l’intérêt général du peuple et de sanctifier au maximum le Nom d’Hachem.

Que nous ayons le mérite de nous attacher aux vrais Maîtres de la Tora, et de recevoir la lumière d’Hachem, pour toujours œuvrer pour sa Gloire.

[1] Chémot 33,11

[2] 4,15

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