184e goutte d’Emouna : L’adultère : détruire sa famille sur un coup de folie

BECHEM HACHEM NAASSE VENATSLIAKH

09.05.19 ‐ 4 Iyar (184ème GOUTTE)

 

L’adultère : détruire sa famille sur un coup de folie

 

Au début de la Paracha Kedochim, Hachem nous dit : « Soyez saints, car Je suis saint, moi l’Eternel, votre D’ », « Kedochim Tiyou ki kadoch ani Hachem Elokekhem ».

 

Ne pas nous laisser influencer bêtement

Les commentateurs expliquent, comment nous pouvons ressembler à Hachem : Hakadoch Baroukh Ou, signifie retiré du monde. De même qu’Hachem est retiré du monde, nous devons être retirés du monde et ne pas nous laisser influencer par les mauvaises mœurs de la société ambiante. Rachi commente justement, qu’être Saint, signifie se tenir à l’écart de la débauche et des péchés. Il précise qu’à chaque fois que la Tora nous met en garde contre la débauche, on trouve mention de la sainteté.

 

La nudité et la débauche : 2 atteintes à la sainteté

En effet nous savons que ces deux pôles sont étroitement liés et interdépendants, comme le rapporte le Haffetz Haïm[1]: la seule fois dans la Tora où il est marqué qu’Hachem ne peut résider aux côtés de ses enfants, est lorsqu’il y a la nudité, la débauche dans le camp d’Israël.

Eu égard à la recrudescence d’adultères dans de nombreux pays et notamment en France, suite à la dépénalisation par les Juridictions Civiles de la relation adultérine qui était jusqu’en 1984 une cause de divorce pour faute aux torts exclusifs de l’époux, face à cette banalisation et à cette légitimation de cet acte grave et inacceptable, il nous apparaît urgent de nous souvenir du point de vue de la Tora à ce sujet.

La Paracha précise plus loin[2]: « Et un homme qui commet un adultère avec la femme de son prochain, mourir il sera mis à mort, l’homme adultère et la femme adultère ».

La Tora au temps du Sanhédrin punissait ce crime par la peine de mort par strangulation, ainsi que nous enseigne la Tora Orale[3]. Pour ce faire, il fallait que les fauteurs aient été prévenus et mis en demeure de ne pas fauter par deux témoins, en leur annonçant la sanction à laquelle ils s’exposaient, et qu’ils soient surpris en flagrant délit par deux témoins. Le cas échéant, la peine de mort n’était pas administrée par le Tribunal terrestre, mais par le Tribunal Céleste, comme c’est le cas aujourd’hui depuis la destruction du Beth Hamikdach où le  Sanhédrin ne peut plus statuer. La peine de Karete, de retranchement de l’âme correspond selon les avis, à un retrait prématuré du monde, entre 50 et 60 ans, selon d’autres à la perte de ses enfants si le fauteur en a, ou à la mort sans enfant, pour celui qui n’en avait pas au moment de la faute.

Cette faute est terrible, et déracine de plus en plus de foyers. Nous devons savoir et faire savoir à nos frères, qu’une femme mariée qui a eu une relation avec un homme autre que son mari, lui est interdite pour toujours. Ainsi en dispose le Choulhane Aroukh.

 

Toujours garder le contrôle de soi-même

Nos sages préviennent « Ein Adam ‘Hoté Ela im ken nikhnass bo rouah’ chtoute », « un homme ne peut fauter que si un vent de folie est entré en lui ». Nous comprenons bien cette phrase à la lumière de cette transgression. Est-ce qu’un homme ou une femme censés pourraient être prêts à décimer tout leur foyer, la vie de toute une famille, d’enfants innocents, pour quelques secondes de plaisirs éphémères et illusoires ?

Plus que jamais nous devons nous montrer vigilants, et respecter toutes les barrières de nos Sages pour ne pas en venir à trébucher sur ces tentations redoutables. Nous devons notamment nous livrer à une stricte observance des lois de Ikhoud, c’est-à-dire d’isolement dans un lieu clos avec une femme ou un homme, ne serait-ce qu’un instant. Certains diront que c’est de l’extrémisme, d’autres qui ont été les victimes du Yetser Hara qui a détruit leur vie, leur répondront que c’est du réalisme. Respecter la parole de nos Sages est notre seule chance de sortir indemnes des agressions et des épreuves auxquelles nous sommes confrontés.

Que nous ayons le mérite d’être vigilants, et de vivre dans la sainteté pour être gratifiés de foyers où règnent la Lumière Divine et la Paix d’Hachem.

[1] cité dans Quelques Gouttes de Lumière, Paracha Pinh’as, La pudeur : Le bouclier du peuple juif

[2] Vaykra, 20,10

[3] Talmud Traité Sanhédrin 52b

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